Le bilan graphomoteur
Le bilan graphomoteur répond à une question précise : pourquoi l’écriture demande-t-elle autant d’efforts, et que peut-on faire pour améliorer la situation ?

Pendant le bilan, je ne demande pas à l’enfant de produire sa « plus belle écriture ». Je cherche au contraire à voir comment il écrit habituellement, avec ses facilités, ses adaptations et les moments où le geste devient plus coûteux.
Ce que j’observe
- l’installation, la posture et la position de la feuille ;
- la tenue du crayon, la pression et la mobilité des doigts et du poignet ;
- la formation et l’enchaînement des lettres, l’espace entre les mots et la tenue de la ligne ;
- la vitesse, la lisibilité et leur évolution au cours de la tâche ;
- la fatigue, les douleurs éventuelles et les stratégies mises en place pour les compenser.
Ces éléments sont mis en relation avec l’âge, la scolarité, les habitudes d’écriture et les difficultés décrites par la famille. Une seule copie ne suffit pas à comprendre un geste.
Avant les rendez-vous
Un questionnaire préalable me permet de connaître l’histoire de l’écriture, les situations qui posent problème et les éventuels bilans déjà réalisés. Vous pouvez apporter quelques cahiers récents : ils montrent comment l’écriture évolue selon la matière, la fatigue et la quantité demandée.
Deux rendez-vous d’une heure
Le premier rendez-vous
Nous prenons le temps de faire connaissance et de reprendre ensemble les difficultés rencontrées. Les premières situations d’écriture et les observations motrices permettent de comprendre comment la personne s’installe, tient son outil et organise son geste.
Le second rendez-vous
Il complète les observations et les épreuves nécessaires. Répartir le bilan sur deux temps limite l’effet de la fatigue et donne une image plus juste du fonctionnement. Le rythme est adapté autant que possible pour ne pas placer l’enfant en situation d’échec.
Après le bilan
J’analyse l’ensemble des observations et je rédige un compte rendu. Celui-ci présente le fonctionnement du geste, les difficultés repérées, leurs conséquences et les recommandations utiles. Il est rédigé pour être compris par la famille et pouvoir, si vous le souhaitez, nourrir les échanges avec les professionnels qui accompagnent l’enfant.
Lors de la restitution, je vous explique les résultats sans jargon inutile. Trois suites sont possibles : un accompagnement en graphothérapie, de simples conseils lorsque le geste ne nécessite pas de suivi, ou une orientation complémentaire si la difficulté dépasse mon champ de compétence.
Le bilan peut-il mettre en évidence une dysgraphie ?
Le bilan permet d’évaluer si les caractéristiques de l’écriture correspondent à une dysgraphie. Ce terme ne doit pas être posé à partir d’une écriture simplement irrégulière ou peu esthétique. Il repose sur des observations étayées et sur les répercussions réelles de la difficulté.
Ce que vous saurez à l’issue du bilan
- ce qui rend l’écriture coûteuse aujourd’hui ;
- ce qui peut déjà être ajusté dans le quotidien ;
- si des séances de graphothérapie sont indiquées ;
- quelles priorités guideront l’accompagnement.
Le détail du prix, du règlement et de la restitution figure sur la page Tarifs et modalités.
