Qui suis-je ?

Élise Girard, graphothérapeute à Caromb

Je m’appelle Élise GIRARD. Je suis graphothérapeute diplômée du CNPG, après vingt-cinq années dans l’enseignement, dont six comme directrice adjointe et responsable pédagogique.

Ces années passées à l’école m’ont montré à quel point l’écriture peut masquer les capacités réelles d’un enfant. Il peut être curieux, intelligent, plein d’idées et ne pas réussir à le montrer sur sa copie. À force, ce décalage brouille parfois le regard que les adultes — et l’enfant lui-même — portent sur ses capacités.

De l’école à la graphothérapie

En classe, j’ai rencontré des élèves qui connaissaient leur leçon mais ne terminaient pas leurs évaluations, qui réduisaient leurs réponses pour éviter d’écrire ou qui consacraient tant d’énergie à former leurs lettres qu’ils perdaient le fil de leur pensée.

Ces situations ne trouvaient pas toujours une réponse dans le cadre scolaire. J’ai choisi de me former à la graphothérapie pour pouvoir observer le geste avec précision et proposer un accompagnement spécifique, au-delà du simple conseil « écris plus lentement » ou « applique-toi ».

Une formation spécialisée

Ma formation au CNPG m’a donné les outils nécessaires pour réaliser un bilan graphomoteur, analyser les différentes composantes de l’écriture et construire une remédiation adaptée. Elle encadre aussi clairement mon champ d’intervention : la graphothérapie concerne le geste graphique.

Lorsqu’une difficulté relève d’un autre domaine, je ne cherche pas à tout prendre en charge. Je l’explique à la famille et, si nécessaire, l’oriente vers le professionnel compétent.

Ce que mon expérience de l’école apporte encore aujourd’hui

  • une connaissance concrète des exigences de la classe et des contraintes des enseignants ;
  • la capacité à lire les difficultés au regard du travail réellement demandé à l’enfant ;
  • une attention particulière au dialogue entre la famille, l’école et les professionnels ;
  • une expérience des équipes éducatives et des aménagements scolaires.

Avec l’accord des parents, je peux échanger avec les enseignants par téléphone ou par écrit, participer à une équipe éducative et accompagner la réflexion lorsqu’un PAP paraît nécessaire. Mon rôle est d’aider à formuler les besoins liés à l’écriture ; la décision et la mise en place du dispositif appartiennent aux instances compétentes.

Ma manière de travailler

Je tiens à ce que chacun comprenne ce que j’observe et le sens des exercices proposés. Je prends les difficultés au sérieux, sans les rendre plus inquiétantes qu’elles ne le sont. L’enfant doit comprendre que nous allons travailler avec précision, mais qu’il ne vient pas subir une nouvelle évaluation.

Le jeu, le mouvement et la manipulation ont une place importante dans les séances. Ils permettent d’entrer dans le travail autrement et de retrouver le droit d’essayer.

Pourquoi RACINES ?

RACINES donne un nom à cette manière d’accompagner. J’en présente les principes et les applications concrètes sur la page dédiée.